Surveillance des assurés

On ne peut pas mettre tous les fraudeurs de l’aide sociale dans le même panier.

 

SURVEILLANCE DES ASSURES

Il y a ceux qui cachent de grosses fortunes et qui, effectivement, ne peuvent bénéficier d’aucune circonstance atténuante.

Il y a ceux qui ont travaillé toute leur vie, parfois même depuis leur enfance (portugais, italien par exemple) et qui, subissant la crise économique, se retrouvent à la cinquantaine à l’aide sociale ou à l’AI parce qu’ils sont usés par certain travail et en ont perdu leur santé. Ils ont travaillé dur pour ce payer une petite maison dans leur pays, pour leur retraite, leurs enfants etc…Combien il doit être dur de devoir la revendre, se déposséder de tout pour finir ses jours avec le strict minimum vital…cette petite maison qui était pour eux comme la récompense de toute une vie de travail.

Et puis il y a ce portugais qui a une maison dans son village, au Portugal, une maison héritée de ses parents, maison qui est invendable (il faut la retaper et il n’a pas les moyens, il ne trouve pas d’acheteur car son village n’est pas dans une zone touristique etc.).

Et puis il y a les autres, très nombreux, à l’aide sociale, qui se retrouvent avec 300.- ou 400.- par mois pour se nourrir, se vêtir, payer leur communication et l’électricité parce que leur loyer dépasse les montants accordés à l’HG, ou cette famille avec ses 3 enfants qui ont moins de 400.- par personne pour vivre. Tous ces personnes qui font des efforts considérables pour s’en sortir, retrouver du travail, mais qui, croulant sous les dettes, se voient refuser du travail, parce qu’ils ont justement des dettes. Alors parfois, ils trouvent quelques heures pour faire du ménage chez des particuliers, une aide administrative ou quelques heures de couture) …juste pour manger à leur faim, acheter des vêtements pour leurs enfants, leur offrir un Noël avec un petit cadeau sous le sapin.

Alors bien sûr, officiellement, ils sont tous coupables de fraudes, mais la plus grande malhonnêteté, c’est d’avoir un système social qui poussent à certaines de ces fraudes, qui de fait, deviennent des stratégies de survie.

ALORS OPOSONS A CETTE LOI, UNE LOI QUI GARANTISSE A TOUS, UNE VIE DIGNE, QUELQUE SOIT SA SITUATION SOCIALE, NOTRE PAYS EN A LES MOYENS !

Anne-Marie Peysson, Présidente de l’ALCIP, Association de Lutte Contre les Injustice sociales et la Précarité